Vienne 2010: « En Afrique, le traitement contre le sida est plus efficace que le préservatif »
Le professeur Bernard Hirschel, infectiologue à l’université de Genève, vantait déjà il y a trois ans les bienfaits du traitement antirétroviral comme prévention.
C’était il y a trois ans. Le professeur Bernard Hirschel, infectiologue à l’université de Genève, lâchait une petite bombe : les traitements antirétroviraux ont une conséquence indirecte, ils rendent le patient quasiment non contaminant en faisant diminuer très fortement les particules de virus circulant dans le sang. Et ce Suisse d’insister et de lancer une formule : « le traitement comme prévention ». Le constat qu’il faisait n’avait rien de révolutionnaire, mais il était le premier clinicien à le dire clairement, et surtout à essayer d’en tirer toutes les conséquences. Il disait même que le traitement se révélait plus efficace que le préservatif, celui-ci risquant de casser ou de ne pas être disponible. L’année suivante, en août 2008, lors de la conférence mondiale qui se tenait à Mexico, Bernard Hirschel promenait sa silhouette de professeur Tournesol, un peu isolé, un peu égaré. On l’écoutait, tout le monde l’écoutait, mais sur le côté. Pourtant, tout…
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