Le gouvernement des États-Unis demande au Ghana de respecter les droits LGBTI+
Le Département d'État américain, chargé des affaires étrangères, a demandé aux dirigeants du Ghana de respecter les droits humains de la communauté LGBTI+ du pays, à la suite d’arrestations de militant·es.
Lundi 24 mai, le Département d’État, le département exécutif fédéral des États-Unis chargé des relations internationales, s’est dit préoccupé par l’arrestation de 21 militant·es LGBTI+ au Ghana, d’après le Washington Blade.
Jeudi 20 mai, les autorités ont arrêté 21 militant·es à Ho, une ville de la région de la Volta, alors qu’ils et elles « participaient à une conférence visant à promouvoir leurs activités », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police locale, le sergent Prince Dogbatse. Ces 16 femmes et cinq hommes, à qui il est reproché d’avoir participé à « un rassemblement illégal », sont toujours détenu·es par la police et seront présenté·es devant un juge le 4 juin prochain.
« Le commandement met en garde le public, en particulier les parents, de se méfier des activités des personnes impliquées dans cette inconduite et de les signaler à la police », a déclaré le service de police du Ghana dans un communiqué.
Dans une déclaration au Washington Blade, un porte-parole du Département d’État a résumé la position des États-Unis sur les droits et libertés LGBTI+. « [Les États-Unis] encouragent les efforts déployés dans le monde entier pour protéger les populations LGBTQI+ contre la violence et les abus, la criminalisation, la discrimination et la stigmatisation, et pour autonomiser les mouvements locaux et les personnes qui cherchent à promouvoir les droits des personnes LGBTQI+ », écrit-il.
« Nous suivons la situation [au Ghana] de près », a déclaré le porte-parole, interrogé à ce sujet. « Nous exhortons les dirigeants nationaux du Ghana à respecter les protections constitutionnelles des droits humains et à respecter les obligations et engagements internationaux en matière de droits humains pour tous les individus. Cela inclut les membres de la communauté LGBTQI+ ».
« Nous appelons tous les Ghanéens à respecter les dispositions de la constitution ghanéenne qui garantissent la liberté d’expression, d’expression et de réunion pacifique », explique-t-il.
Depuis quelques mois, le pays ouest-africain anglophone, très conservateur et religieux, fait face à une vague d’homophobie.
En février dernier, un centre de soutien aux personnes LGBTI+ à Accra avait été fermé par les autorités. En 2018, Human Rights Watch a publié un rapport pour mettre en lumière les violences et discriminations envers les personnes LGBTI+ au Ghana.
L’homosexualité y est interdite en vertu de la loi sur les infractions pénales.
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