Mort de Philippe Séguin: en 1999, il ne s’était pas opposé au pacs
Fin d'une époque pour le mouvement gaulliste avec la mort de Philippe Séguin, qui en 1999, fut un des rares députés de droite à s'abstenir lors du vote de la loi instaurant le pacs.
La mort de Philippe Séguin, dans la nuit de mercredi à jeudi, à l’âge de 66 ans, marque la fin d’une époque pour le mouvement gaulliste. Celui qui était Président de la cour des comptes, et fut pendant 14 ans député des Vosges, représentait l’aile sociale du mouvement gaulliste, dont il était un des piliers. S’il pouvait adopter des positions plutôt conservatrices sur certains sujets (comme l’Europe), il fut un des rares députés de l’opposition à ne pas voter contre le pacs le 13 octobre 1999. Pour ne pas ajouter sa voix aux votes de gauche, il s’était néanmoins réfugié dans l’abstention. En 2000, il fut aussi un des tous premiers hommes politiques à accorder une interview à un média gay. Pendant la campagne des municipales, où il conduisait la liste RPR à Paris face à Bertrand Delanoë, il qualifiait dans le journal gay Illico les propos homophobes tenus par…
Pour continuer la lecture de cet article :
Vous avez déjà un accès ?
- Des policiers municipaux parisiens sanctionnés pour des propos LGBTphobes
- Le gouvernement Bayrou déplait fortement aux militants LGBT+
- Sebastian Coe, candidat à la présidence du CIO, veut une « politique claire » sur le genre
- Le Britannique Tom Daley passe des plongeons aux tricots
- Concert annulé de Bilal Hassani en 2023 : jusqu'à six mois de prison requis pour provocation à la haine et injures